jeudi 12 mars 2015

L’érable; gastronomie et plaisir

Photo : Érablière, Tourisme Trois-Rivières


Il y a un je-ne-sais-quoi dans l’air. Le gazouillis des oiseaux commence et la chaleur se dévoile peu à peu. C’est à tout le moins un début. Ce qu’il y a dans l’air semble aussi être la part des anges, telle la vapeur de la distillation du scotch s’envolant dans le ciel de l’Écosse. Les anges écossais s’enivrent de la vapeur des éthers, les nôtres se délectent de celle des érablières au printemps. Nos corps et nos esprits engourdis par la sédentarité dégèlent au rythme de la nature. La fièvre printanière  monte en nous comme la sève coulant dans les arbres, lentement. L’eau d’érable coulera en abondance dit-on. L’hiver a été rude et les acériculteurs semblent optimistes. Le bouillonnement dans les cuves des érablières nous appellent comme une ode à la joie et au temps doux. À la gourmandise aussi. Je répondrai à l’appel de multiples façons.

De plus en plus, l’identité culinaire québécoise balance entre modernité et tradition. J’ai abordé ce sujet au mois de décembre dans une chronique portant sur un Noël. Dans la même suite d’idées, je trouve deux aspects de la cabane à sucre intéressants. Ce qui se place comme étant une tendance urbaine actuelle, la cabane à sucre gastronomique se développe, surtout à Montréal. Il y a que la perspective d’un tel repas traditionnel, mais de façon plus travaillée et avec plus de finesse, donne du renouveau à l’expérience vécue. Surtout en considérant la plus courte distance à parcourir pour manger un des repas les plus appréciés de la saison. La cabane à sucre du Vieux-Port de Montréal au Scena demeure un incontournable au rythme du violon et d'un dj. Laurent Godbout, chef-propriétaire de Chez l’Épicier sera le chef attitré. Ce grand chef montréalais fût le premier québécois à participer aux olympiades de la cuisine cette année au Bocuse d’Or, à Lyon, en représentant le Canada. Il s’agit de la plus haute compétition culinaire au monde, exigeant des mois de préparation.

Certains chanceux iront à la cabane à sucre Au Pied de Cochon. Celle-ci  ne se trouve pas en ville, plutôt en campagne. Très gastronomique et avec un menu de classiques revisités avec des produits nobles tels que le foie gras.

Photo : Martin Picard, chef de la cabane à sucre Au Pied de Cochon, source Télé Québec


Il y a aussi l’option de la cabane à sucre traditionnelle. Aller en nature, déguster un repas plus rustique à l’établissement de votre choix. Entre amis et en famille, c’est vraiment agréable. Il y a l’ambiance aussi. Ceux qui veulent l’ultime expérience et un dépaysement, il y a le Festival beauceron de l’érable. Situé surtout à Saint-Georges, du 22 au 29 mars, la Beauce vous convie dans ses splendeurs rurales afin de festoyer autour de notre produit national. C’est avec fierté que la Beauce peut se targuer de produire des gammes variées de l’érable de haute qualité. Théâtre, amuseurs publics, spectacles de musique, animaux et bien plus seront au rendez-vous.

Ma collaboration avec Le Bièrologue continue depuis ma chronique de novembre. C’est dans cette boutique d’épicerie fine et de microbrasserie que j’avais fait une entrevue sur l’endroit, la bière et le terroir. Ce mois-ci, je suis allé voir ce que le monde brassicole avait à offrir avec ses brassins au sirop d’érable. David, le propriétaire, m’explique que la bière n’est pas elle-même brassée avec le nectar sucré de l’érable. Il s’agit plutôt d’un style, par exemple une double, auquel du sirop a été ajouté. Ça donne du cachet à certains produits, selon leur méthode de brassage. David suggère des sucreries de l’érable, des vinaigres du même produit et trois bières de choix. Les voici.

  •  La british à l’érable, À la Fût, Coop de travail de St-Tite, bière brune aux noix à l’érable
  •  Tord-vis, les brasseurs RJ, bière forte à l’érable sur lies
  •  La Suzanne Marceau, Microbrasserie de l’Île d’Orléans, ambrée au sirop d’érable de l’Île


Il y a de fortes chances que vous puissiez les trouver à votre boutique de microbrasserie préférée. 

Sélection de bières chez Le Bièrologue, photo de Rémy M. Gagnon


Pour leur part, Première Moisson ont lancé une ligne de produits autour de l’érable. La boulangerie nous offre un chausson géant de pâte viennoise au cœur rempli de crémeux à l’érable, parsemé de pépites d’érable et de pacanes. La pâtisserie nous délecte avec ses croissants fourrés à la crème et sirop d’érable, trempés dans la même sucrerie. Décadent. On y trouve de plus les dômes chocolatés et les tartes, des financiers, toujours à la même saveur. J’ai su que le producteur du sirop utilisé chez votre succursale Première Moisson la plus proche se trouve à être le maître-charcutier de la maison, Jean-Marie Esnault. Son érablière, située à Saint-Joachim-de-Shefford, se nomme Légende de Nokomis, telle la merveilleuse histoire amérindienne du même nom. La charcuterie qu’il a créé aux saveurs sucrées-salées se compose de porc, de pacanes et d’une mousseline de porc à l’érable. Ça promet.

Photo: Première Moisson


Voilà plusieurs manières de profiter du temps des sucres en temps différents. Je me réjouis d’avance du plaisir que je connaîtrai à profiter de la saison du renouveau. Les balades dans l’air se réchauffant vivifient. Particulièrement celles faites à la campagne lors d’une visite à une cabane à sucre, le ventre excessivement plein et l’esprit léger. Le parfum de boisés en dégel offre une perspective intéressante de l’expérience, surtout quand on est bien accompagné. Le parfait bonheur!

Rémy M. Gagnon

mercredi 11 février 2015

Bonne bouffe, bon genre

Cuisine bistro, inspiration française et italienne, ingrédients locaux



Enfin j’y suis. Je m’étais ennuyé de vous écrire, chers amis. Ne publiant qu’aux trois semaines environ et armé de patience, le flot de mes idées se retient dans un barrage d’où ressortent qu’au compte-gouttes mes chroniques. Quelle aventure nous partageons ensemble!

Nous sommes dans un endroit pas comme les autres, deux fois plutôt qu’une. Deux visites, deux occasions. À la fois vieillot, parfois éclectique et surtout industriel, le restaurant dont il sera ici question nous transporte dans un univers accueillant et chaleureux. Le lobby, avec ses divans antiques et funky (il faut les voir pour comprendre), ses bocaux de marinades longeant les fenêtres, ses lampes auxquelles les fils pendent et même ses cordes à linge confèrent une impression presque saugrenue des lieux, rien de cliché. Surprenant. Le bar attenant au lobby invite à l’apéro. Plusieurs spécialités s’y trouvent… importations privées. Le staff chaleureux propose, nous suivons.

Vous dites «c’est où ça coudonc?» C’est Chez Bouffe, camarades. Dans HoMa, dans l’est de Montréal. Chez Bouffe, anciennement, ça s’appelait La Bécane rouge, juste au cas où vous connaissiez.

Février des cassés, disent-ils. Il s’agit de leur formule après Fêtes. En tout cas, allez-y car avec 15$ pour le menu trois services ou pour le deux pour un sur les tartares, carpaccios et autres fins mets. Vous pourrez vous garrocher sur les vins nature, biologiques, en biodynamie, tous d’importation privée. Bien-sûr, si vos poches ne sont pas trop trouées. La carte des vins et alcools n’est pas trop longue, mais bien diversifiée.




Au brunch

Ce que j’apprécie parfois d’un resto, c’est l’offre d’un brunch. Assez plaisant de faire changement de vos habitudes casanières ou des greasy spoons connus. La salade de canard confit croustillant avec œuf mollet de canard goûtait le paradis. Par contre, on ne peut pas en dire autant sur les portobellos, padano et prosciutto servis sur toast. Bon, mais banal. Le prix de 15$ ne s’applique pas au brunch, il faut le noter.

Au souper

Le chef britannique Paul Robert vous convie dans son univers intimiste à travers son habileté à servir des plats où les goûts sont au rendez-vous dans une combinaison relativement simple de produits de qualité. Les saveurs se présentent comme délicates et bien balancées. Ce qui amuse le palais ne se constate pas dans les techniques compliquées. Ce qui fait la différence réside dans les combinaisons; les calmars frits (habituel) servis sur une purée de panais, surprenant quand on compare cela à la traditionnelle mayo au machin-truc! Le tartare de saumon est bien balancé en acidité, tout en fraîcheur. Notre serveur, très professionnel, nous annonce la suite logique. J’y vais pour l’omble de l’arctique, sauce vierge. Encore là, tout y est. La présentation, impeccable. Au dessert, je reçois des beignets (chis chis) à la sauce sucré et épicée. De ce côté, pas mauvais malgré un manque d’éclat. Rien d’épatant. Dans l’ensemble, j’ai vécu une expérience très sympathique. Par ici pour le menu.



Verdict? Dans un ensemble comprenant l’ambiance cordiale, le niveau de bruit modéré, l’offre de la carte des alcools, les menus brunch et régulier, la visite en vaut la chandelle, surtout avec une pareille brochette de prix. On avale plus facilement une facture moins salée, particulièrement quand c’est délicieux.


Je vous propose...

Je vous propose de jeter un coup d’œil à l’horaire des pièces de théâtre présentées au  Théâtre Denise-Pelletier, son voisin d’en face. Soirée réussie. Garanti. Mieux vaut réserver vos places au resto et pourquoi pas aussi le théâtre. Voici les coordonnées de Chez Bouffe et la programmation du théâtre.

Je reviens avec une chronique nouvelle formule (pas de resto) en début mars, juste à temps pour les temps des sucres. Je vous ferai des suggestions tout érable. Miam!

Bon février des cassés!


Rémy

mercredi 4 février 2015

Venez voir, j'ai fait peau neuve!

Bonjour comparses foodies,

As-tu remarqué quelque-chose ici? Si ce n'est pas ta première visite, sûrement que ça t'a sauté aux yeux; j'ai fait une cure beauté à Chroniques gourmandes Montréal! Après cueillette de commentaires constructifs, j'ai décidé de changer le style du blog, mais aussi de le rendre plus convivial.

Puisque ça me fait une joie fabuleuse de voir le lectorat grandir, j'ai pensé vous remercier en améliorant ce qui suit:

- Fond de texte blanc avec caractères noirs pour faciliter la lecture
- Nouveau design
- Ajustement de la largeur de ligne de texte pour optimiser le confort lors de la lecture.

Bref. Si tu as des commentaires, ici, c'est ton espace gourmand. N'hésites pas surtout!

Je publierai la semaine prochaine une chronique resto. De plus, je vous tiendrez au courant d'une nouvelle collaboration avec le site Tourismexpress (la relève) qui publiera certaines chroniques. Ils ont des articles et événements hyper intéressants sur le tourisme, l'hôtellerie et la restauration. Le tout publié par la relève du domaine. 

À la semaine prochaine,

Rémy


mardi 13 janvier 2015

YUUKAI, Mile End, Montréal

Sushi et mets japonais, apportez votre vin :)



Bonne année! Je vous souhaite du bonheur, de la santé, de belles découvertes gastronomiques (donc de lectures sur Chroniques gourmandes Montréal hé hé!) et bien-sûr du plaisir malgré le fait que nous sommes deux semaines passées le premier janvier. J’ose croire que la période des Fêtes fût remplie de réjouissances en famille et avec les amis. Je suis des plus heureux de commencer 2015 avec vous, les dernières festivités ont attisé le feu de la passion gastronomique. Je dirais même que j’ai mis de l’huile sur le feu! Les repas bien arrosés et les multiples lectures m’ont donné envie pousser la barre plus haute et de vous dégoter des sujets super intéressants, du concret au plus conceptuel. Du resto au terroir. Du panier de produits aux mets régionaux.

Je ne sais pas pour vous, mais les quelques livres prises aux Fêtes doivent partir. Je vais aller au gym, je m’inscris la semaine prochaine. Un classique! Je mangerai de plus en plus de poisson et de végé en 2015. Pour la santé, pour le budget, pour l’environnement, etc. J’en avais déjà parlé.

Manger plus léger, donc des aliments moins gras et à contenance de bonnes calories,  s’avère une option valable pour faire des choix santé. Je sors ça tout droit du guide alimentaire canadien me dites-vous? Presque.

Disons que vous voulez aller au resto pour du gastronomique, mais que seule la pensée d’un steak de brontosaure sauce au foie gras vous fait éclater le foie, je crois que ma réponse à votre envie de bonne chère est… sushi! J’ai visité l’automne dernier un resto où la finesse des plats côtoie une certaine élégance dans la salle à manger. Le Yuukai.

Retournons à cette soirée d’automne.

Nous arrivons dans le Mile End après avoir facilement trouvé un stationnement, détail appréciable la fin de semaine à Montréal. L’entrée du resto ne semble pas des plus distingués de l’extérieur. Cependant, ne nous arrêtons pas à l’enveloppe. D’ailleurs notre idée change vite en constatant que l’aménagement intérieur du Yuukai compte une salle ouverte et une autre plus discrète. Nous rejoignons nos convives et, salutations faites, constatons que le resto n’offre pas que des sushis au menu. Y figurent notamment la salade que pieuvre grillée, salades, fritures de fruits de mer et autres bouchées n’ayant rien de déconcertant. Néanmoins, la mise en assiette se trouve soignée, bien gourmande. Les textures sont exquises, le goût fin. Nous partageons les entrées et y allons allègrement. L’ambiance se ressent décontractée. D’ailleurs, le service est efficace et professionnel. La convivialité se trouve à son pinacle.

Le fait d’apporter son vin permet deux options. Un, économiser sur la facture. Deux, se permettre davantage de plats variés.



Le festin se continue avec un choix de sushis présentés de façon impeccable, avec finesse. Je souligne ce point car l’art de confectionner les sushis requiert du doigté et de l’expérience qu’un chef doit posséder pour ce genre de cuisine. Tout à fait le cas ici. Par ailleurs, la fraîcheur demeure indispensable ainsi que la qualité des ingrédients. Je n’élaborerai pas trop sur ces sujets assez élémentaires, je vous suggère plutôt d’essayer le Yuukai. 

En gros, c’est l’excellence pour un prix plus que raisonnable. Une fourchette de prix de 50 à 70$ pour deux personnes, avant pourboire.


5658 Ave du Parc
Montréal
H2V 4H1

Une idée plus extravagante? Shô-Dan.

Votre alternative sur la Rive-Sud? Le Uni sushi sur Taschereau à Brossard.

À l’avenir, je publierai aux trois semaines afin de vous laisser le temps de lire et moi de faire la meilleure des recherches pour de nouvelles chroniques.

On se retrouve début février pour du nouveau. Vous pouvez vous garder au courant avec la page Facebook du blog, Chroniques gourmandes Montréal.

Amicalement,


Rémy

vendredi 12 décembre 2014

DOSSIER NOËL: C'est Noël, qu'est-ce qu'on boit?



Mes amis, ce soir je vous écris dans la tempête qui s’abat dehors avec jolis flocons couvrant le sol d’un tapis blanc immaculé. Pink Martini joue des notes feutrées dans mon salon, c’est White Christmas qu’ils interprètent à l’instant. Ça m’inspire un Noël comme ceux de ma jeunesse. Le temps des réjouissances arrive à grands pas et une autre petite tempête approche. Celle du magasinage des cadeaux, de la prévision du repas en famille et bien-sûr des choix à la SAQ. Si vous vous y prenez d’avance, on s’entend.

J’ai envie de partager avec vous mes sélections que j’ai effectué pour l’occasion. Je vous propose une gamme de produits allant de la bière au scotch-whisky, en passant par le vin. Ainsi, vous aurez des idées pour vos achats que vous boirez lors du plat principal, du dessert ou pendant le jour de l’an.

Je trouve fort original d’offrir à ses hôtes ou ses convives des produits dénichés dans des marchés de Noël, souvent issus de différents terroirs québécois. On y trouve des cidres, des bières, des liqueurs de petits fruits. À cet effet, Monna et filles de l’Île d’Orléans offrent depuis quelques années des liqueurs alcoolisées à base de cassis. Cette baie pousse à peu d’endroits dans la province et son goût exprime la richesse des terres de cette magnifique île à vocation agro-touristique.

Le magazine Cellier de la SAQ s’avère par ailleurs une excellente référence. Les vins de la région  de Bourgogne en France et du Bolgheri en Italie trônent dans le palmarès de cette publication. Les canons vinicoles des régions entre la ville de Dijon et Mâcon et ceux à l’Ouest de la Toscane proviennent de terroirs d’exception et se vendent à des prix d’exception. Ils sont chers. Parmi les plus coûteux de la planète.


J’avais abordé le phénomène du prix des vins dans ma chronique c’est vendredi, qu’est-ce qu’on boit, au mois de novembre. Je tâcherai de rester dans une brochette de prix raisonnable. La gastronomie, la meilleure possible, devrait être l’affaire de tous les budgets. Surtout pour les Fêtes.

BIÈRES

Ces suggestions se retrouvent chez votre détaillant de bières de microbrasserie préféré. Pour ma part, en plus d’avoir fait une entrevue pour notre blog avec son propriétaire il y a deux semaines, je ferai mes achats chez Le Bièrologue.

Gros Mollet, brune extra-forte, Microbrasserie du Lac St-Jean, 1,5 L, 10% d’alcool

Tante Tricotante, triple ale, Microbrasserie du Lac St-Jean, 1,5L, 8,0% d’alcool

Deux grosses bières à partager avec une tourtière du Lac!

Messe de minuit, bière de Noël, Brasseurs du Temps (BDT)

Tout simplement une excellente bière de Noël!

CHAMPAGNE ET BULLES (APÉRO?)

Raventos i blanc de Nit, mousseux rosé, Barcelone, Espagne, 12 % d’alcool, 26,50$
Code SAQ : 12097954

Les bulles représentent la célébration. Quoi de plus élégant que des flûtes où se versent le précieux liquide effervescent? Du rosé par-dessus le marché? Oh que oui! Anciennement d’appellation Cava, riche de vins mousseux de qualité et distinctifs (Cavas), ce Raventos i blanc saura vous enchanter.

Bailly Lapierre Vive-La-Joie 2008, Crémant de Bourgogne, France,  12,5% d’alcool, 29,25$
Code SAQ : 11791688

Ce petit bijou de chez Bailly Lapierre est un coup sûr. Brioché, rond, gourmand à souhait. La classe dans un bon millésime. Un vin de réserve car la maison offre une version moins chère qui se vaut aussi. Je vous recommande cependant d’y aller pour le Vive-La-Joie car il en vaut la chandelle, de loin meilleur que son petit frère.

VINS BLANCS

Carmen Reserva Chardonnay, Valle de Aconcagua, Chili, 13,5% d’alcool, 13,75$
Code SAQ : 00522771

Je commence cette section avec un chilien à boire sans grande cérémonie. Un bon blanc de table. Doté d’une bonne acidité, fruité et un peu floral, on y trouve un bon rapport qualité-prix.

Joseph Drouhin 2013, Chablis, France, 12,8% d’alcool, 26,75$
Code SAQ : 00199141

L’expression du terroir chablisien se définit dans le côté  minéral et souvent citronné de ses blancs. Se payer un Chablis, c’est un luxe. Ce Joseph Drouhin offre une expérience abordable (sous la barre des 30$, ce qui demeure relativement rare) de ce coin de la France. Ses flaveurs sont racées. Un vin chic à déguster pleinement. On mange des poissons et fruits de mer pour accorder mets et vins. En passant, décembre finalise la saison des huîtres, profitez-en. :)

VINS ROUGES

Jean-Noël Bousquet La Garnotte, Corbières (Languedoc-Roussillon), France, 13,5% d’alcool, 11,50$
Code SAQ : 11374411

On a là un joli coup de cœur qui dure depuis au moins trois ans. Un vin facile à boire, pas de carafe. Beau bouquet, super gouleyant. La Garnotte, avec son bas prix, déclasse plusieurs vins sous les 20$. Merci Michel Phaneuf pour cette suggestion, son guide des vins me plaît. Juste comme ça, ça s’offre très bien à son amateur de vins préféré!

Yves Cuilleron Les Pierres Sèches 2012, Saint-Joseph, France, 13% d’alcool, 29,70$
Code SAQ : 12008245

J’adore le Rhône, du nord au sud. Crozes-Hermitage et Saint-Joseph sont les appellations dont j’ai le plus essayé parmi cette région de l’Hexagone. J’en raffole! Surtout pour la signature organoleptique. J’ai sélectionné ce vin car j’ai été étonné de son prix sous les 35$. L’histoire viticole de l’AOC Saint-Joseph remonte au Moyen Âge et produisait ce qu’on appelait alors vin de Mauves, cuvées historiques ayant laissé leur trace dans l’histoire de la France. Les cépages se résument au Syrah dans les rouges et aux Marsanne, Roussanne et Viognier dans les blancs.

Château Tournon, Saint-Joseph, France

PUNSET, Barbera-D’Alba (Piémont) 2013, Italie, 14% d’alcool, 23,80$
Code SAQ : 10985747

Superbe produit, tout en finesse. Pas besoin de trop élaborer ici. Une alternative aux coûteux Barolo et Barbaresco proposés dans le magazine Cellier de la SAQ.

COGNAC

Le Réviseur X.O. 10 ans Fine Petite Champagne, Petite Champagne, Charentes, France, 40% d’alcool, 110,25$
Code SAQ : 12039666

On sort ici des sentiers battus par les Rémy Martin et Hennessy de ce monde pour goûter à ce X.O. assez particulier. Pour les vrais amateurs de Cognac. Gâtez-vous!       

SCOTCH-WHISKY

Aberlour A’bunadh Single Malt, Speyside, Écosse, 60% d’alcool, 95,25$
Code SAQ : 00573352

Le style Aberlour réside surtout dans les notes de caramel et un brin épicé, pour ce qui est de  mon expérience. Plutôt velouté. Le taux d’alcool de 60% ne dicte en rien son goût, pas alcooleux.

AU DESSERT OU EN DIGESTIF

Jacob’s Creek Moscato, Australie, 7,5% d’alcool, 13,95$
Code SAQ : 12206891

Frais, vif, sucré. Un rien effervescent. Et pas trop alcoolisé. À découvrir. Merci Mathieu pour me l’avoir fait goûter!

Antolino Brongo Cryomalus (cidre de glace), Québec, 10% d’alcool, 29,85$
Code SAQ : 11002626

Ce qui charme de ce cidre de glace? Peu sucré et fait simplement de jus de pommes gelées pressées, d’où sa couleur brunâtre plutôt que dorée. Je lance des idées de pairing; on peut le déguster avec de la tarte aux pommes et cannelle ou du pain d’épices.

Voilà plus d’une douzaine de façons de bien boire pour Noël. Pour bien manger, j’espère vous avoir inspiré la semaine passée avec ma chronique sur la tradition et la modernité en cuisine pour les Fêtes. Pour conclure, je souhaite de tout cœur que vous ferez des choix intelligents quant à vos déplacements. Il existe toutes sortes de moyens de revenir à la maison après une soirée arrosée ; Nez Rouge, Point zéro 8, les proches pour vous raccompagner, le taxi, l’hôtel, un divan chez un ami, un chauffeur désigné. Bref, tous les moyens sont bons pour ne pas conduire en état d’ébriété.

À la semaine prochaine pour la dernière chronique de l’année!


Rémy


jeudi 4 décembre 2014

DOSSIER NOËL: Noël au Québec, tradition et modernité



Qu’est-ce que j’entends au loin? Oui, la musique de Noël qui joue à la radio à toute heure de la journée. Je parlais au sens figuré. J’entends des salutations entre parents qui se sont ennuyés. J’entends les gros becs de matante Rita (cliché). J’entends les verres qui se cognent joyeusement. Santé! Je sens les bons plats mitonnés toute la journée… ou achetés. L’esprit des Fêtes se trouve parmi nous. L’essentiel demeure de répandre l’amour et la joie, d’être généreux aussi. Tout le monde a droit à une table décente le 25 décembre, les mieux nantis comme les moins. Quel peut être le but de célébrer de si belles valeurs si l’essentiel manque? Il fallait que je le mentionne, j’en ai fait un point d’honneur.

Cette semaine, j’engage une réflexion sans grande prétention; le sujet nous revient à tous les ans. Je vois deux faces du Québec dans le temps des Fêtes : tradition et modernité. Dans ma famille, la tradition provient de nos grands-parents, oncles, tantes et parents. Pour l’instant. Un jour, la tradition, ce sera nous, la troisième génération. Cette même génération, étant connectée sur le monde, où le nouveau d’hier devient le vieux de demain. Ça passe vite les modes en 2014, encore plus quand on considère la cuisine, par le fait-même la gastronomie, comme une religion nouvelle. Pas proprement dit, mais au sens que quantité de chefs deviennent des stars, il y a des recettes publiées partout, certains regardent des émissions de cuisine ou de compétitions culinaires, bla bla bla. Le meilleur exemple c’est Ricardo avec son petit empire média. Son gagne-pain : vendre des recettes à tous les mois dans sa revue, son site web, etc. Il n’y a pas que lui, on a les livres de cuisine et les blogues de recettes aussi. Même le journal 24 heures qui publie une recette de pizza à la poutine (quoi de plus banal), rien ne me surprend sur ce qu’ils veulent nous faire essayer. On dirait que ça fait partie d’un passage obligé pour la notoriété. Tu as un bon restaurant? Personne ne te connaît, tu n’es même pas allé à la télé en plus qu’on ne trouve même pas ton livre chez Costco. J’exagère. N’empêche, il y a un fond de vérité ici.



Quelle est la place de la tradition avec les temps qui changent? Faut-il rester dans le registre des tourtières, dindes, marinades  et autres plats classiques? Ou bien devrions-nous essayer du nouveau, du plus glamour?

Je crois qu’il faut préserver et essayer. Je souhaite de tout cœur garder dans la famille les recettes de ma grand-mère et faire perdurer ces legs dans les générations futures. Il faut poser des questions à nos aînés, connaître le comment et le pourquoi. Suggestion; que dites-vous de vous impliquer pour les repas des Fêtes, si possible. Vous aurez la chance de vous rapprocher, d’échanger, d’apprendre. Vous conserverez ainsi notre histoire que vous pourrez transmettre à vos enfants et petits enfants, si ce n’est pas déjà fait. Tant qu’à y être, refilez à votre tante votre dernière trouvaille tirée de l’émission culinaire de Danny St-Pierre. Lâchez-vous lousses!

Par ailleurs, protéger notre identité me semble important dans une mondialisation omniprésente qui transforme nos choix de tous les jours.  Je ne défends ici ni la tradition, ni la  modernité. Je tente plutôt d’équilibrer. J’éprouve de la fierté pour la culture québécoise et j’ai de l’admiration pour toutes les cultures du monde et ses nouveautés. Sauf les Français. Je blague, je vous adore aussi cousins! Le Père Noël ne m’apportera pas de cadeau si je ne suis pas gentil.

Voilà pour la tradition. Pour la modernité, je propose deux avenues, une rapide, l’autre plus élaborée.

La voie la plus facile vous est offerte partout. Tenez. Je reviens de l’épicerie et juste avant de payer, j’ai été bombardé d’idées. Ricardo propose des trucs thématiques, Louis-François Marcotte fait des stations de plats variés et suggère de faire du nouveau avec du vieux… des plateaux de fromages. Tout le monde connaît cela alors qu’est-ce qu’il y a d’original là dedans? Oui, c’est original pour vendre des revues. Il s’agit d’un autre débat. Bref, plus d’une dizaine de revues mettent de l’avant leur version du repas familial tant attendu. Tantôt visitant les mets ethniques, tantôt en revisitant nos mets québécois.

L’autre voie consiste en l’exploration de ce qui se fait ailleurs. Disons découvrir par vous-même les traditions du Noel des différents pays partageant ladite fête. Vous pouvez encore essayer ce qui vous fait envie dans un temps de l’année tout spécial où vos convives auront la chance de partager avec vous ce qui vous fait saliver. Je vous lance sur la piste de l'Alsace pour ses charmes, mais aussi pour ses vins et ses mets régionaux. À découvrir, pas trop dépaysant non plus.

Pour ma part, j’ai choisi de me tourner vers le canard et l’agneau pour ma réception. J’ai la chance d’avoir ma grand-mère, ma mère et mes tantes pour préparer nos mets traditionnels de prédilection; le cipaille de la Gaspésie, la tourtière, les marinades, le bouillon tomaté, la dinde, les sablés, les mokas à six faces et tout ce qui suit. J’ai appris comment préparer le cipaille, un bon début. Je veux par contre en savoir davantage. Question d’héritage familial. Reste les années de pratique pour acquérir le savoir-faire!

Entre le passé riche d’enseignements et le futur prometteur, voilà un présent savoureux mariant tradition et modernité. Les deux aspects s’avèrent fantastiques, en autant qu’on ne perde le premier au détriment du deuxième.

Je profite de l’occasion pour vous proposer une solution rapide et délicieuse pour un repas vite fait entre le boulot et le magasinage des cadeaux. Première Moisson a concocté une gamme assez originale de tourtes et quiches. Tourte aux champignons forestiers et fromage 1608, quiche au canard et raclette, tourte à l’oie et champignons, pour ne nommer que ceux-là. Pour connaître les adresses d'une des 20 succursales...


La semaine prochaine, le dossier Noël continue. Il y a de fortes chances que le magasinage porte sur une chronique pour garnir le cellier.

Cheers,


Rémy


mardi 2 décembre 2014

Pour se rapprocher un peu!

Wow! Que je suis enthousiaste de voir que vous avez été nombreux à avoir visité chroniques gourmandes Montréal! Ça me fait chaud au cœur de réaliser que vous y portez intérêt et j'ai constaté qu'il y a ici bien des gens que je connais pas. Tant mieux, je suis comblé de partager avec vous.

Merci à vous tous!

Quelqu'un m'a récemment contacté pour savoir si j'ai une page Facebook pour le blog.

L'idée est bonne et la réponse est oui. C'est bien sûr efficace pour recevoir dans ses notifications Facebook les nouvelles publications faites sur le blog. 

Voici la solution pour vous tenir au courant au moment de la publication.

Les chroniques fraîchement publiées apparaissent au journal de la page Facebook. Vous pouvez ajouter chroniques gourmandes Montréal pour voir tout ça.

Je commence un dossier Noël cette semaine. Je parlerai dans la nouvelle chronique de la modernité par rapport à la tradition dans le temps des Fêtes.

A+

Rémy