vendredi 31 juillet 2015

Dossier été : le Québec dans notre assiette s.v.p.

Marchés publics



Si soleil n’est pas toujours dans le ciel cet été, au moins doit-il l’être dans l’assiette. Après une chronique où Montréal nous chantait la pomme pour la découvrir, au tour de la pomme de chanter ses saveurs. En pleine saison de la florissante et riche agriculture de la Belle Province, pourquoi ne pas s’approvisionner en circuit court, ou circuit local, pour notre nourriture? Bien-sûr il y a l’offre des produits maraîchers d’ici chez votre épicier, mais il y a encore meilleur. Le comble, c’est sûrement d’aller à la rencontre de gens à l’origine de vos salades, radis, petites baies et compagnie. Les tomates deviennent fabuleuses quand M. Séguin vous les raconte. Le circuit court, c’est de la ferme à la table. Ça peut aussi être l’agriculture urbaine, votre jardin urbain de balcon. Ou encore un lot dans un jardin communautaire. Comprenons donc qu’en plus de mieux connaître ce que nous croquons, nous faisons un pas pour réduire les émissions de gaz à effet de serre émis par le transport. Par exemple, vivement le bio, mais à quel prix quand le tout vient du Mexique alors que les fraises de l’Île d’Orléans se retrouvent plus près. Elles  constituent d’ailleurs un délice sans équivalent. Soit disant, les fraises d’automne sortiront bientôt. Un peu moins sucrées que leurs pareilles d’été, mettons la dent dessus.

Faisons un tour des Marchés publics de Montréal (MPM) avec un brin d’histoire. Chaque marché a ses particularités et ce, pour tous les goûts. Ces lieux sont de véritables bains de culture où foisonnent les diverses ethnies de Montréal et des environs. Il est à noter que les banlieues comptent maintenant leurs propres marchés publics. Prenons l’exemple de celui de Longueuil ou de La Prairie sur la Rive sud. Vous n’êtes qu’à un clic de souris de connaître le marché le plus près si l’expérience montréalaise n’est pas cette fois possible. Sur les étals vous attendent des surprises desquelles les producteurs n’attendent que de vous en parler. Qu’il s’agisse de comment farcir de belles fleurs de courgette avec un fromage d’ici et de la ciboulette, ou bien de savoir quel homard choisir, laissons-nous tenter par de nouvelles aventures culinaires.

Citons M. Jean-Pierre Lemasson, auteur et fondateur du certificat en gestion des pratiques socioculturelles de la gastronomie à l’UQAM, dans le magazine Caribou du printemps 2015. «Nous sommes des cosmopolites culinaires, mais des locavores alimentaires.»


Photo: Guide Debeur

MARCHÉ JEAN-TALON ET PETITE ITALIE

Autrefois appelé marché du Nord, cet endroit fût jadis planté dans le sillon du passage reliant le sud de Montréal au nord, alors que le développement de ce coin n’était pas encore fait. Nous sommes officiellement en 1933. Le temps passa et connaissant des périodes tantôt prospères, tantôt difficiles, cet endroit devient ce qu’on connaît aujourd’hui comme le marché Jean-Talon en 1983.

Ce carrefour de la gourmandise, portant le nom du premier Intendant de la Nouvelle-France, habite de nos jours de multiples producteurs de fruits et légumes. Attention de bien distinguer ceux-ci des importateurs qui se trouvent plus au milieu de la place centrale. Il est facile de discerner le produit local de l’importation. Il n’y a qu’à poser des questions aux gens des comptoirs.

Un tour rapide avant d’acheter prévient les déceptions. Non pas que certains offrent de mauvais produits, mais cela permet de se faire une idée des prix et des qualités. Au moment de l’achat, il faut prévoir de l’argent comptant et, de grâce, des sacs réutilisables.

 Si la faim assaille l’estomac, on lui fait esquive avec un fish ‘n’ chips et des huîtres à la poissonnerie du coin. Ou bien l’allée des magasins, au bâtiment principal, offre bien d’autres savoureuses collations.

Bien plus que des fruits et légumes y sont offerts. Marchands d’huiles, Épices de Cru, le marché des Saveurs (produits artisanaux, fermiers et de terroir), boucherie le Prince noir et bien d’autres vous offrent ce qu’il y a de plus sublime. Presque toute tentation épicurienne s’y trouve. Impossible de ne pas tomber dans le péché de la gourmandise. Tâchons d’être raisonnables. Ou pas. N’oublions pas de faire provision d’ail du Québec. Quel ennui cet ail blanc et germé de la Chine comparé aux effluves parfumées de l’ail d’ici.

N’oublions pas que ce marché se trouve en pleine Petite Italie. Prendre l’espresso, à même le comptoir, pour se ragaillardir demeure efficace avant d’aller chez Milano sur St-Laurent pour faire le plein de pâtes fraîches, d’olives, de parmesan et peut-être d’huile de truffes. Bref, un tour là-bas s’impose et pour en savoir plus, voici une chronique plus détaillée ici.


MARCHÉ ATWATER ET CANAL LACHINE

Aux abords du canal Lachine et habitant un magnifique édifice de style art déco, lui valant d’être un des plus beaux édifices de Montréal, le marché Atwater constitue le deuxième marché public en importance. Comme le marché Jean-Talon, il a été érigé en 1933. La simple visite du quartier est agréable, mais quand on découvre les spécialités qu’offrent les maraîchers, bouchers, fromagers et autres, il y a encore plus de quoi se réjouir. La qualité et la diversité des produits frappe l’imaginaire culinaire et promet des repas exquis.

Après les commissions, quand la faim se pointe le nez, il faut se rendre à l’un des restaurateurs rapides. Disons les Satay Brothers qui viennent d’ouvrir un restaurant semblent victimes de leur succès. Leur soupe au bouillon de coco, cari rouge, œuf de caille et tofu excite les papilles. Leurs satays, ces brochettes indonésiennes ou malaises, sont savoureuses. Évidemment, il s’agit de la spécialité de la maison. Sinon, il y a multitude de bonnes tables simples et excellentes.

Si le cœur y est et que le soleil étire ses rayons jusqu’au marché Atwater, la terrasse St-Ambroise est l’endroit tout désigné pour lézarder sous la chaleur estivale. S’y trouve le site de production de leurs gammes de bières, nous pouvons voir les cuves de l’extérieur. La photo qui suit montre cette terrasse dans ses plus beaux atours avec les silos du vieux bâtiment industriel en fond de trame. Superbe!

Photo: Rémy M. Gagnon
MARCHÉ MAISONNEUVE ET AUTRES MARCHÉS DE QUARTIER

Le marché Maisonneuve offre une place publique au décor saisissant, ayant en son sein une fontaine de style fermier d’une beauté exceptionnelle. C’est sans parler du bâtiment original du marché qui se dresse derrière avec une architecture qui parle d’histoire et charme l’œil. Les nouvelles installations du marché, ayant fêté leurs 20 ans cette année, abritent boucherie, poissonnerie, boulangerie, fruits et légumes, fleuriste, fromagerie et plus encore. Il s’agit plus d’un marché de quartier car l’offre alimentaire n’est pas aussi variée que dans les deux marchés précédents, mais le site lui-même en vaut le détour.

Pour le café avant ou après, Hoche café offre des lattés, thés, matchas, bouchées et autres exquises denrées. Situé à un coin de rue du marché. La pâtisserie Marie-Antoinette, réputée pour offrir dans les meilleures pâtisseries de Montréal, nous attend avec  ses desserts fins et délicats. Pour manger un repas de type bistrot ou pour le déjeuner, la porte d’à côté, Bagatelle, est très bien aussi. Le tout est situé dans le même coin de rue.

Pour ce qui est des autres marchés de quartier, il suffit de visiter le lien ci-haut mentionné afin de visiter le site web des MPM afin de connaître leur adresse.


À NOUS PLAISIR ET RIPAILLE

Dans toute cette richesse de l’offre alimentaire du Québec agricole et de l’élevage, voici des marchés qui se surpassent pour servir aux gens ce qui se mange de meilleur. Il s’agit de véritables bains d’histoire et de culture à notre portée. Ne reste qu’à inviter amis et famille à la maison et de partager les découvertes. Celles-ci peuvent être dans l’assiette, M. Séguin qui vous a raconté ses tomates, des photos des plus beaux atours des marchés. Nous sommes chanceux de posséder ces lieux formidables, véritables creusets gastronomiques. Cette deuxième chronique, encore une ode à l’été, précède la troisième et dernière qui fermera ce dossier estival sur les merveilles alimentaires et culinaires montréalaises. On se retrouve dans un mois avec un texte qui brossera sommairement le portrait de Montréal comme capitale gastronomique.

«La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le genre humain que la découverte d’une étoile»

Jean Anthèlme Brillat-Savarin, un des pères de la gastronomie

Rémy M. Gagnon

Étudiant au B.A.A. en gestion du tourisme et de l’hôtellerie, ESG-UQAM et ITHQ

vendredi 26 juin 2015

Montréal a un je-ne-sais-quoi

Photo; Tourisme Montréal


Quand on aime, on aime. Sans détour. Quand on aime Montréal, son je-ne-sais-quoi, on se trouve inspiré. On peut décider d’aller voir ailleurs, tomber sous le charme. Mais quand même, on reste Montréal. On l’a eu tatoué sur le cœur, juste à côté du fleurdelisé. On l’a dans la peau et enraciné dans nos têtes. Comme une identité, une fierté; le village des irréductibles Gaulois. Les Gaulois d’ici, provenant des quatre coins du monde. Les Gaulois cosmopolites.

Qu’on lui attribue les pires défauts, notre métropole rayonne quand même. Montréal demeure un joyau serti de merveilles culturelles, architecturales, culinaires et bien plus. Presque partout sur la planète, les gens vous questionnent sur votre patrie d’appartenance. Vous répondez alors simplement Montréal. Il ne suffit que de cela pour que leurs visages s’égayent. Ils ont entendu parler de nous, nous ont visité. Pourquoi nous? Difficilement discernable. Un certain je-ne-sais-quoi peut-être, quelque-chose de sous-entendu communément partagé.


 Montréal pétille en son sein de festivals en été et scintille en hiver de par son beau manteau blanc. Le Mont-Royal brûle de mille feux en automne et renaît doucement au printemps. Comme on est ben icitte. La vie défile au gré des saisons, chacune offrant ses plaisirs. Vivement, le soleil réchauffe mon corps à peine sorti d’hibernation. On a passé l’hiver à visiter les bonnes adresses, à explorer les bonnes tables. On a nourri nos cœurs et nos âmes de plats et d’ambiances dignes de cette majestueuse ville. On continue de plus belle, maintes surprises n’attendant qu’à se dévoiler. Des trésors urbains ne tiennent qu’à vous éblouir, cachés ça et là. Partons à la chasse les trouver. Vibrer au Piknic Electronik ou en picnic romantique? Telle est la question. Étrangers, découvrez Montréal. Compatriotes, redécouvrez Montréal. Ne faisons qu’un lors de cette merveilleuse célébration estivale. Promenades, terrasses, rencontres sans oublier, bien-sûr, les visites de marchés publics donnant bien-sûr les plats les plus décadents, comme les gueuletons les plus simplissimes et combien délicieux. Hopping des terrasses de la Main, balade en vélo, La Ronde et tutti quanti. Montréal, chante-nous la pomme. Dresse-toi de tes plus beaux atours et enchante-nous. Nous arriverons en lieu commun sans crier gare, le coup de départ est donné. On suit le courant, d’une rive à l’autre. On se lance des sourires, du plaisir. 






Puissions-nous partager ce je-ne-sais-quoi montréalais. Il en ira de chroniques gourmandes qui porteront sur trois des meilleures facettes et attraits de l’Île vedette. Boustifailles pour tous les goûts et budgets seront à l’honneur, avant vos spectacles et événements. Festival de Jazz ou Osheaga? Ou encore Formule 1 ou Coupe Rogers? Suivront les meilleures adresses de marchés publics pour que ripaille se fasse dans la cour avec famille et amis. Du soleil dans l’assiette. Grillades et bières de microbrasserie. Mixologie. Musique, party! Enfin, il sera question de Montréal comme capitale gastronomique dans une troisième publication.

Ouf! N’était-ce pas invitant? Disons que la table est mise.  Alors cette chronique porte sur trois restos intéressants à visiter avant les festivals. Trois budgets, trois styles, trois ambiances.


CINKO

On se transporte au cœur de la rue St-Denis, dans un endroit au décor éclaté et vivifiant. La terrasse est splendide et vient d’être refaite. Le concept, bien simple, se trouve dans le choix de 19 plats et 3 desserts, tous à cinq dollars. Des plats bien faits qu’on aime partager, car avec le prix on peut en commander pour tous les goûts. Gravlax de saumon, tacos de fish ‘n’ chips, poutine de patates douces au bœuf braisé, etc. Ah oui, ils font des cocktails. Bonne formule à proximité de la Place des Arts, service rapide et ambiance assurée. Pour l’ensemble, c’est très satisfaisant de bien manger pour un si petit prix. Pas plus de cinq dollars que le Mc Do d’à côté. Arrivez un peu d’avance, les petites files d’attentes se font régulières. On en fait pas tout un plat, mais au cas que votre programmation tournerait quelque-peu au vinaigre. Ici pour le chemin vers votre happy hour.

LES JARDINS NELSON


Il s’agit ici d’une des plus merveilleuses terrasses de Montréal. Le design en paliers multiples, les boîtes à fleurs, les parasols géants. Bref, la musique du band live qui berce les conversations. Un coup d’œil suffit sur les lieux pour se rendre compte de l’énergie qui s’y dégage; tout le monde a l’air de flotter au gré du plaisir. Le menu est classique, rien de compliqué ni d’époustouflant. C’est l’ensemble de l’expérience qui l’emporte sur les plats. Excellent catalyseur pour rendre la soirée des plus agréables, préférablement en s’y rendant en fin d’après-midi. Ainsi, on profite du temps passé dans cet endroit magique sans se presser d’aller voir les spectacles à l’honneur. Un immanquable de l’été. Cheers!

Photo; Yelp

BOUILLON BILK

On ne peut manquer de faire l’expérience de la table du Bouillon Bilk, quand on veut connaître les meilleures tables de la métropole. Maintes fois acclamé par la critique et encore dernièrement, cela rend compte de la qualité et de l’originalité de ce qui y est servi. Un menu souvent construit avec des notes de fraîcheur. On pense au pamplemousse avec le hamachi, ou encore l’abricot avec le short rib. Des combinaisons qui parlent à la carte et chantent en assiette. Un incontournable pour les foodies. Vêtu d’un décor minimaliste, l’endroit se niche sur le boulevard Saint-Laurent, non loin de l’épicentre de la ville. Petit conseil : il faut s’y prendre un peu d’avance pour réserver. On ne peut blâmer le Bouillon Bilk d’être victime de son succès! 


SEULEMENT UN DÉBUT

Y-a-t-il vraiment quelque-chose à rajouter? Oui! Des commentaires sur vos bons coups montréalais. Par contre, ce n’est pas tout. On se retrouve dans trois semaines pour la prochaine chronique, deuxième d’une série de trois, sur les marchés publics.


D’ici là, on se croisera peut-être sur la Place des Arts! 


Rémy M. Gagnon

jeudi 7 mai 2015

On se commande un «Tout le monde à poêle?»!

Restaurant L’Avenue, Plateau Mont-Royal, brunch


Photo; Trip Advisor


Faut y être pour le croire

Nous entrons dans le restaurant, sur le plateau Mont-Royal. Le nombre de décibels d’une musique house-progressif se trouve plutôt élevé, surprenant à 11 heures le matin! Il faut ajouter à cela l’allure délurée et surréaliste des lieux. J’entends quand même la dame venant s’asseoir à la table d’à côté dire « O.K. on va ailleurs! » Je m’explique. En entrant, le resto est long et assez étroit, des graffitis aux couleurs éclatées et aux designs intenses tapissent les murs, une moto est carrément accrochée à la hauteur du plafond et bien-sûr, la musique électronique vibre au gré de faune éclectique et branchée qui s’y trouve. La dame en question a probablement été saisie par disons… l’originalité des lieux! Je préfère vous le dire, on est dans un endroit électrisant pour un brunch. C’est même très montréalais, très Plateau. Cela n’empêche d’avoir vécu une expérience hors du commun et surtout gourmande à souhait à L’Avenue.


Et c’est bon?

Le menu est diversifié et propose d’excellentes combinaisons. Le classique s’appelle « Le tout le monde à poêle». On n’y sert pas seulement des brunchs, mais on y va définitivement pour cela. Simple et toute jolie, la brochette de fruits est un apéro nécessaire. Quant à la suite, il s’agit du MEILLEUR œuf bénédictine que j’ai mangé à ce jour. La riche et onctueuse sauce hollandaise montée dans les règles de l’art nappe un œuf poché et du bacon, eux-mêmes assis sur un lit de sauce crème aux champignons forestiers, roquette et ail confit. Le muffin anglais, supportant ses acolytes, en reste néanmoins croustillant. Le tout, servi avec des patates cuites dans l’huile, l’ail et autres irrésistibles aromates. Sacrilège de baigner le tout dans la mayonnaise, il faut dire. Ce mets est comme la  musique ici, chargé. C’est décadent. Alors comment faire passer du palais à l’estomac, une bouchée après l’autre, ce sublime œuf bénédictine? Avec leurs grands ballons de jus de fruits fraîchement pressé. L’acidité du breuvage aide grandement à diluer tout ce gras. N’empêche, on n’est pas là pour manger du yogourt aux fruits et muesli, on veut du solide. Du vrai brunch qui nous fait culpabiliser après l’avoir englouti. C’est ça le péché mignon là-dedans.

Photo; mtlfoodpics.blogspot.com


Et c’est le fun?

Je dois vous rassurer, on s’entend parler. De plus, l’ambiance est bonne et classe. L’endroit semble rempli d’habitués. Le service est amical, malgré certaines lenteurs. On le pardonne facilement au serveur attentionné et original qui a mis sa touche sur son habit en clin d’œil à l’esprit de L’Avenue. La facture demeure raisonnable, 25$ par personne. Je pars sur une bonne note, tentant d’oublier les calories ingurgitées. Ils ont des déjeuners plus légers, c’est un choix.


Tant qu’à y être

S’il fait beau et que le cœur vous en dit, allez marcher ou louer un Bixi pour se promener dans le parc du Mont-Royal.  L’aventure peut aussi se continuer à faire du hopping dans les brasseries des plus intéressantes du Mile End, sur St-Laurent. Allez vous échouer sur une terrasse bondée de monde après une marche qui donne soif. Une bonne bière de microbrasserie à la main, la jasette vous prend en peu de temps. Je ne sais pas si ça désaltère vraiment, mais en tout cas ça rafraîchit autant les idées que ça égaye les sens. Ou encore faites une razzia de shopping, toujours sur la Main. Ou du lèche vitrine. Boutiques de meubles aux allures éclatés et superbes ainsi que des petits magasins de vêtements aux styles différents les uns des autres vous y attendent. Mettez-vous en plein les yeux.


Allez, à la prochaine!

Rémy M. Gagnon


P.S. Il est complètement inusité, voire douteux, d’inclure une photo des toilettes mais ça vaut la chandelle. Même dans une chronique gastronomique… Black light et graffitis loufoques à la tonne à l’intérieur. L’art urbain à son meilleur. Une étrange sensation de surprise vous prend en y entrant. Effet assuré!

Photo; Rémy M. Gagnon

vendredi 17 avril 2015

C’est la fin de semaine! Qu’est-ce qu’on boit?

Photo; Vins de Bordeaux


Certains le savent, j’ai l’habitude de mettre comme titre d’une chronique «C’est vendredi! Qu’est qu’on boit?». Je dois dire que le beau temps, en ce vendredi, tourne un peu au vinaigre. Alors, ma suggestion parfaite de vin blanc pour enjoliver un des premiers temps passés sur la terrasse chez vous, est bien vaine. À voir demain ou dimanche alors, si Dame Nature nous met dans ses bonnes grâces. Cette semaine, voici trois vins, deux rouges et un blanc, faciles à boire. Des vins de table à prix doux.


Ah oui! Pourquoi vin de table?

Qu’est-ce qu’on entend par vins de table? Ce sont tout simplement des vins abordables, (préférablement bons!) n’exigeant ni tambour ni trompette. Nul besoin de sortir la carafe. On laisse de côté les cérémonies et le décorum. Parfois appelé vin de pays en France ou vino da tavola en Italie, le vin de table n’a pas d’appellation d’origine contrôlée. Une région, peut-être. Des cépages particuliers, certainement. Peut-être aussi, un assemblage de trop de cépages pour l’écrire sur la bouteille. Peu importe. Le but de boire du vin de table réside dans autre chose que la distinction.

On le boit en toute convivialité, avec famille et amis autour d’un gueuleton. Bouchées festives à la main, coupe de vin dans l’autre. On a tout ce qui faut pour profiter du beau temps, assis à faire la vie de pacha, en bonne compagnie, notre corps s’abreuvant des rayons du soleil. Un antidote à cet hiver, une cure des froids passés.


Photo; Resto Communion (Montréal), Montreal.tv


Cette fin de semaine, on verse quoi dans nos coupes?

Pour les friands de rouge, deux bouteilles à l’essai. On boit italien, plus précisément du sicilien, et on boit argentin, du Mendoza. Suivra le blanc.

Sonovino, Nero d’avola et Shiraz, Sicile, Italie, 2013, 13,5% d’alc., 9,95$
Code SAQ; 12525031

Vin rouge d’une robe pourpre plutôt intense, typique de la Sicile. Arômatiquement assez simple; un peu boisé, thym, violette et fruits noirs. Charge tannique relativement intense,  mais tannins souples. Il s’agit d’un vin sec, se voulant rafraîchissant. Beaucoup de fruité exprimant le soleil sicilien qui mûrit le fruit à point. Bonne intensité. Parfait pour les premières grillades de viandes rouges. Bavette de bœuf, brochette d’agneau, steak de bison, planchette de charcuteries. Faites-vous plaisir en groupe!


El Bar, Shiraz et Cabernet-Sauvignon, Maison Zuccardi, Mendoza, Argentine, 2013, 10,30$
Code SAQ; 12284258

Très bon rapport qualité-prix, ce rouge élevé en cuve d’inox se caractérise par ses flaveurs de cacao, de grillé, de torréfié, d’olives noires et de mûres. Boisé et épicé en finale. Tout en fruit, bien équilibré. Très appréciable. Je vous recommande de farcir des champignons portobellos, avec une confiture d’oignons au vin rouge (quelle chance de boire du vin présentement!), pacanes grillées et gratiné au fromage de votre choix. Si possible du 14 Arpents de la fromagerie Médard du Lac-St-Jean. Hop, au BBQ pour cuire le tout. Un délice facile à faire.


Barone Montalto, Pinot Grigio, Sicile, Italie, 12% d’alc., 11,75$

C’est mon préféré des trois, toutes catégories confondues. Un blanc frais, rafraîchissant. Un vin de soleil, un vin de joie, un vin de terrasse. Un peu d’agrumes dans la trame gustative. On l’accompagne d’une salade de crevettes, mangue et avocat ou bien de tartines de saumon fumé. Pourquoi pas? Rien à dire de plus.

Je dois un merci tout spécial à la maison d'importation de vins Élixirs qui a eu la gentillesse de m'envoyer ces vins à déguster. Vous trouverez leurs produits à la SAQ, bien-sûr.


En attendant, les séries!

Par ailleurs, nous serons tous au poste ce soir en bons québécois pour regarder la Sainte-Flanelle disputer une guerre sans merci contre le club de hockey des Sénateurs d’Ottawa. Ça promet. Vous pourrez ainsi apaiser vos gorges douloureuses de vos cris passionnés pour nos Glorieux qui feront tout pour écraser Ottawa en buvant demain une de mes suggestions. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Cheers,


Rémy M. Gagnon

mercredi 1 avril 2015

Ça sent bon dans La Grange!

Griffintown, Montréal, cuisine bistro, cave à vin de choix


Photos; Rémy M. Gagnon
Cette semaine, je serai concis. Je veux simplement partager avec toi une expérience gastronomique plus qu’appréciable que j’ai eu la chance de vivre dans Griffintown, le nouveau quartier branché à l’ouest du Vieux Montréal. Les grands noms de la gastronomie ne manquent pas sur Mc Gill où se situe le restaurant dont je vais vous parler; Graziella comme voisin, Holder, Hambar et Mercuri à deux coins de rue et j’en oublie. La crème! Mon titre loufoque de chronique n’a pas sa raison d’être pour rien… Ça sentait bon dans le resto La Grange! 

L’Ambiance et le style

Un image vaut mille mots, n’est-ce pas? J’ai tout de suite raffolé du décor en bois de grange avec les têtes de gibier sur les murs, le comptoir central avec ses tabourets de comptoir en faux cuir de vache. Rustique-urbain-chic. Plutôt inusité. Le resto se trouve à être aménagé sur le long et joue d’ailleurs sur les hauteurs. Bien que ma copine et moi sommes arrivés un peu avant la fermeture pour une aventure gastronomique récompensant la longue journée de travail, les clients qui partaient semblaient égayés, réjouis. Cela laissant une bonne idée de l’atmosphère qui devait y régner dans la soirée. Même pour un mardi soir. Pas trop festif, allègre. Parfait pour un 5 à 7 qui finit tard. Très chaleureux.



Les plats


Ici, le menu donne une dizaine d’entrées et autant de plats principaux. Nous avons opté pour les entrées en formule tapas. Des plats pas trop compliqués, variés. Souvent des classiques revisités. La poutine d’haricots verts, sauce mayo et oignons à peines caramélisés consistent en un bon début. Simple, mais efficace. La texture est intéressante. Le serveur nous apporte un sandwich au pain brioché croustillant au poivron rouge et légumes grillés, bresaola et formage raclette accompagné de soupe à la tomate fumée. Savoureux et charmant. Belle harmonie entre le fumé et le grillé. Contraste entre les légumes tendres et le pain au jalapeño croustillant. Au tour de la poutine au foie gras poêlé et ris de veau et sauce aux cèpes. La sauce étant délicieuse, j’aurais aimé un peu plus de pommes de terre et le morceau de foie gras était trop sec, trop cuit. Dans l’assiette, belle harmonie au niveau esthétique. Quant à elle, la soupe à l’oignon au brandy et cheddar fort m’a plu. Le bouillon envoûtait par son goût riche et réconfortant avec les arômes du brandy pour finir le portrait. Ensuite, notre appétit s’est fait claquer la porte au nez. Nous avons voulu commander un autre plat, seulement la cuisine était fermée vu l’heure tardive à laquelle nous sommes arrivés en ce jour de semaine. Ce sera pour une prochaine fois!


La carte des vins

Les amateurs de vin de tout acabit n’ont qu’à se tenir. La carte des vins du resto impressionne par son choix de vins en importation privée et réguliers de la SAQ. La liste est bien ficelée, y retrouvant des trésors de la France, de l’Italie et de quelques autres pays. Bulles, blancs, rouges. Il y a une myriade de terroirs vinicoles. On y offre des cocktails signature ne laissant pas en plan ceux qui préfèrent les délices de la mixologie.

Le service

Une partie considérable de l’expérience consiste, pour moi, dans le service. On se plaît dans un resto au service impeccable et quand ce n’est pas le cas, ça nuit vraiment. Que ce soit dans l’attention portée, la qualité, la rapidité, le détail, l’écoute, etc. Pas besoin de faire un dessin. Sur ce point, on sent que notre serveur est passionné, on le sent dans son travail. A1.

On y retourne? Certainement. Avec des amis pour un vibe plus festif. Le prix? Environ 80$  pour deux avec service et taxes, alcool exclu.
 
Je vous reviens très bientôt avec trois suggestions de vin.

Bonne semaine!

Rémy M. Gagnon


jeudi 12 mars 2015

L’érable; gastronomie et plaisir

Photo : Érablière, Tourisme Trois-Rivières


Il y a un je-ne-sais-quoi dans l’air. Le gazouillis des oiseaux commence et la chaleur se dévoile peu à peu. C’est à tout le moins un début. Ce qu’il y a dans l’air semble aussi être la part des anges, telle la vapeur de la distillation du scotch s’envolant dans le ciel de l’Écosse. Les anges écossais s’enivrent de la vapeur des éthers, les nôtres se délectent de celle des érablières au printemps. Nos corps et nos esprits engourdis par la sédentarité dégèlent au rythme de la nature. La fièvre printanière  monte en nous comme la sève coulant dans les arbres, lentement. L’eau d’érable coulera en abondance dit-on. L’hiver a été rude et les acériculteurs semblent optimistes. Le bouillonnement dans les cuves des érablières nous appellent comme une ode à la joie et au temps doux. À la gourmandise aussi. Je répondrai à l’appel de multiples façons.

De plus en plus, l’identité culinaire québécoise balance entre modernité et tradition. J’ai abordé ce sujet au mois de décembre dans une chronique portant sur un Noël. Dans la même suite d’idées, je trouve deux aspects de la cabane à sucre intéressants. Ce qui se place comme étant une tendance urbaine actuelle, la cabane à sucre gastronomique se développe, surtout à Montréal. Il y a que la perspective d’un tel repas traditionnel, mais de façon plus travaillée et avec plus de finesse, donne du renouveau à l’expérience vécue. Surtout en considérant la plus courte distance à parcourir pour manger un des repas les plus appréciés de la saison. La cabane à sucre du Vieux-Port de Montréal au Scena demeure un incontournable au rythme du violon et d'un dj. Laurent Godbout, chef-propriétaire de Chez l’Épicier sera le chef attitré. Ce grand chef montréalais fût le premier québécois à participer aux olympiades de la cuisine cette année au Bocuse d’Or, à Lyon, en représentant le Canada. Il s’agit de la plus haute compétition culinaire au monde, exigeant des mois de préparation.

Certains chanceux iront à la cabane à sucre Au Pied de Cochon. Celle-ci  ne se trouve pas en ville, plutôt en campagne. Très gastronomique et avec un menu de classiques revisités avec des produits nobles tels que le foie gras.

Photo : Martin Picard, chef de la cabane à sucre Au Pied de Cochon, source Télé Québec


Il y a aussi l’option de la cabane à sucre traditionnelle. Aller en nature, déguster un repas plus rustique à l’établissement de votre choix. Entre amis et en famille, c’est vraiment agréable. Il y a l’ambiance aussi. Ceux qui veulent l’ultime expérience et un dépaysement, il y a le Festival beauceron de l’érable. Situé surtout à Saint-Georges, du 22 au 29 mars, la Beauce vous convie dans ses splendeurs rurales afin de festoyer autour de notre produit national. C’est avec fierté que la Beauce peut se targuer de produire des gammes variées de l’érable de haute qualité. Théâtre, amuseurs publics, spectacles de musique, animaux et bien plus seront au rendez-vous.

Ma collaboration avec Le Bièrologue continue depuis ma chronique de novembre. C’est dans cette boutique d’épicerie fine et de microbrasserie que j’avais fait une entrevue sur l’endroit, la bière et le terroir. Ce mois-ci, je suis allé voir ce que le monde brassicole avait à offrir avec ses brassins au sirop d’érable. David, le propriétaire, m’explique que la bière n’est pas elle-même brassée avec le nectar sucré de l’érable. Il s’agit plutôt d’un style, par exemple une double, auquel du sirop a été ajouté. Ça donne du cachet à certains produits, selon leur méthode de brassage. David suggère des sucreries de l’érable, des vinaigres du même produit et trois bières de choix. Les voici.

  •  La british à l’érable, À la Fût, Coop de travail de St-Tite, bière brune aux noix à l’érable
  •  Tord-vis, les brasseurs RJ, bière forte à l’érable sur lies
  •  La Suzanne Marceau, Microbrasserie de l’Île d’Orléans, ambrée au sirop d’érable de l’Île


Il y a de fortes chances que vous puissiez les trouver à votre boutique de microbrasserie préférée. 

Sélection de bières chez Le Bièrologue, photo de Rémy M. Gagnon


Pour leur part, Première Moisson ont lancé une ligne de produits autour de l’érable. La boulangerie nous offre un chausson géant de pâte viennoise au cœur rempli de crémeux à l’érable, parsemé de pépites d’érable et de pacanes. La pâtisserie nous délecte avec ses croissants fourrés à la crème et sirop d’érable, trempés dans la même sucrerie. Décadent. On y trouve de plus les dômes chocolatés et les tartes, des financiers, toujours à la même saveur. J’ai su que le producteur du sirop utilisé chez votre succursale Première Moisson la plus proche se trouve à être le maître-charcutier de la maison, Jean-Marie Esnault. Son érablière, située à Saint-Joachim-de-Shefford, se nomme Légende de Nokomis, telle la merveilleuse histoire amérindienne du même nom. La charcuterie qu’il a créé aux saveurs sucrées-salées se compose de porc, de pacanes et d’une mousseline de porc à l’érable. Ça promet.

Photo: Première Moisson


Voilà plusieurs manières de profiter du temps des sucres en temps différents. Je me réjouis d’avance du plaisir que je connaîtrai à profiter de la saison du renouveau. Les balades dans l’air se réchauffant vivifient. Particulièrement celles faites à la campagne lors d’une visite à une cabane à sucre, le ventre excessivement plein et l’esprit léger. Le parfum de boisés en dégel offre une perspective intéressante de l’expérience, surtout quand on est bien accompagné. Le parfait bonheur!

Rémy M. Gagnon

mercredi 11 février 2015

Bonne bouffe, bon genre

Cuisine bistro, inspiration française et italienne, ingrédients locaux



Enfin j’y suis. Je m’étais ennuyé de vous écrire, chers amis. Ne publiant qu’aux trois semaines environ et armé de patience, le flot de mes idées se retient dans un barrage d’où ressortent qu’au compte-gouttes mes chroniques. Quelle aventure nous partageons ensemble!

Nous sommes dans un endroit pas comme les autres, deux fois plutôt qu’une. Deux visites, deux occasions. À la fois vieillot, parfois éclectique et surtout industriel, le restaurant dont il sera ici question nous transporte dans un univers accueillant et chaleureux. Le lobby, avec ses divans antiques et funky (il faut les voir pour comprendre), ses bocaux de marinades longeant les fenêtres, ses lampes auxquelles les fils pendent et même ses cordes à linge confèrent une impression presque saugrenue des lieux, rien de cliché. Surprenant. Le bar attenant au lobby invite à l’apéro. Plusieurs spécialités s’y trouvent… importations privées. Le staff chaleureux propose, nous suivons.

Vous dites «c’est où ça coudonc?» C’est Chez Bouffe, camarades. Dans HoMa, dans l’est de Montréal. Chez Bouffe, anciennement, ça s’appelait La Bécane rouge, juste au cas où vous connaissiez.

Février des cassés, disent-ils. Il s’agit de leur formule après Fêtes. En tout cas, allez-y car avec 15$ pour le menu trois services ou pour le deux pour un sur les tartares, carpaccios et autres fins mets. Vous pourrez vous garrocher sur les vins nature, biologiques, en biodynamie, tous d’importation privée. Bien-sûr, si vos poches ne sont pas trop trouées. La carte des vins et alcools n’est pas trop longue, mais bien diversifiée.




Au brunch

Ce que j’apprécie parfois d’un resto, c’est l’offre d’un brunch. Assez plaisant de faire changement de vos habitudes casanières ou des greasy spoons connus. La salade de canard confit croustillant avec œuf mollet de canard goûtait le paradis. Par contre, on ne peut pas en dire autant sur les portobellos, padano et prosciutto servis sur toast. Bon, mais banal. Le prix de 15$ ne s’applique pas au brunch, il faut le noter.

Au souper

Le chef britannique Paul Robert vous convie dans son univers intimiste à travers son habileté à servir des plats où les goûts sont au rendez-vous dans une combinaison relativement simple de produits de qualité. Les saveurs se présentent comme délicates et bien balancées. Ce qui amuse le palais ne se constate pas dans les techniques compliquées. Ce qui fait la différence réside dans les combinaisons; les calmars frits (habituel) servis sur une purée de panais, surprenant quand on compare cela à la traditionnelle mayo au machin-truc! Le tartare de saumon est bien balancé en acidité, tout en fraîcheur. Notre serveur, très professionnel, nous annonce la suite logique. J’y vais pour l’omble de l’arctique, sauce vierge. Encore là, tout y est. La présentation, impeccable. Au dessert, je reçois des beignets (chis chis) à la sauce sucré et épicée. De ce côté, pas mauvais malgré un manque d’éclat. Rien d’épatant. Dans l’ensemble, j’ai vécu une expérience très sympathique. Par ici pour le menu.



Verdict? Dans un ensemble comprenant l’ambiance cordiale, le niveau de bruit modéré, l’offre de la carte des alcools, les menus brunch et régulier, la visite en vaut la chandelle, surtout avec une pareille brochette de prix. On avale plus facilement une facture moins salée, particulièrement quand c’est délicieux.


Je vous propose...

Je vous propose de jeter un coup d’œil à l’horaire des pièces de théâtre présentées au  Théâtre Denise-Pelletier, son voisin d’en face. Soirée réussie. Garanti. Mieux vaut réserver vos places au resto et pourquoi pas aussi le théâtre. Voici les coordonnées de Chez Bouffe et la programmation du théâtre.

Je reviens avec une chronique nouvelle formule (pas de resto) en début mars, juste à temps pour les temps des sucres. Je vous ferai des suggestions tout érable. Miam!

Bon février des cassés!


Rémy