jeudi 7 mai 2015

On se commande un «Tout le monde à poêle?»!

Restaurant L’Avenue, Plateau Mont-Royal, brunch


Photo; Trip Advisor


Faut y être pour le croire

Nous entrons dans le restaurant, sur le plateau Mont-Royal. Le nombre de décibels d’une musique house-progressif se trouve plutôt élevé, surprenant à 11 heures le matin! Il faut ajouter à cela l’allure délurée et surréaliste des lieux. J’entends quand même la dame venant s’asseoir à la table d’à côté dire « O.K. on va ailleurs! » Je m’explique. En entrant, le resto est long et assez étroit, des graffitis aux couleurs éclatées et aux designs intenses tapissent les murs, une moto est carrément accrochée à la hauteur du plafond et bien-sûr, la musique électronique vibre au gré de faune éclectique et branchée qui s’y trouve. La dame en question a probablement été saisie par disons… l’originalité des lieux! Je préfère vous le dire, on est dans un endroit électrisant pour un brunch. C’est même très montréalais, très Plateau. Cela n’empêche d’avoir vécu une expérience hors du commun et surtout gourmande à souhait à L’Avenue.


Et c’est bon?

Le menu est diversifié et propose d’excellentes combinaisons. Le classique s’appelle « Le tout le monde à poêle». On n’y sert pas seulement des brunchs, mais on y va définitivement pour cela. Simple et toute jolie, la brochette de fruits est un apéro nécessaire. Quant à la suite, il s’agit du MEILLEUR œuf bénédictine que j’ai mangé à ce jour. La riche et onctueuse sauce hollandaise montée dans les règles de l’art nappe un œuf poché et du bacon, eux-mêmes assis sur un lit de sauce crème aux champignons forestiers, roquette et ail confit. Le muffin anglais, supportant ses acolytes, en reste néanmoins croustillant. Le tout, servi avec des patates cuites dans l’huile, l’ail et autres irrésistibles aromates. Sacrilège de baigner le tout dans la mayonnaise, il faut dire. Ce mets est comme la  musique ici, chargé. C’est décadent. Alors comment faire passer du palais à l’estomac, une bouchée après l’autre, ce sublime œuf bénédictine? Avec leurs grands ballons de jus de fruits fraîchement pressé. L’acidité du breuvage aide grandement à diluer tout ce gras. N’empêche, on n’est pas là pour manger du yogourt aux fruits et muesli, on veut du solide. Du vrai brunch qui nous fait culpabiliser après l’avoir englouti. C’est ça le péché mignon là-dedans.

Photo; mtlfoodpics.blogspot.com


Et c’est le fun?

Je dois vous rassurer, on s’entend parler. De plus, l’ambiance est bonne et classe. L’endroit semble rempli d’habitués. Le service est amical, malgré certaines lenteurs. On le pardonne facilement au serveur attentionné et original qui a mis sa touche sur son habit en clin d’œil à l’esprit de L’Avenue. La facture demeure raisonnable, 25$ par personne. Je pars sur une bonne note, tentant d’oublier les calories ingurgitées. Ils ont des déjeuners plus légers, c’est un choix.


Tant qu’à y être

S’il fait beau et que le cœur vous en dit, allez marcher ou louer un Bixi pour se promener dans le parc du Mont-Royal.  L’aventure peut aussi se continuer à faire du hopping dans les brasseries des plus intéressantes du Mile End, sur St-Laurent. Allez vous échouer sur une terrasse bondée de monde après une marche qui donne soif. Une bonne bière de microbrasserie à la main, la jasette vous prend en peu de temps. Je ne sais pas si ça désaltère vraiment, mais en tout cas ça rafraîchit autant les idées que ça égaye les sens. Ou encore faites une razzia de shopping, toujours sur la Main. Ou du lèche vitrine. Boutiques de meubles aux allures éclatés et superbes ainsi que des petits magasins de vêtements aux styles différents les uns des autres vous y attendent. Mettez-vous en plein les yeux.


Allez, à la prochaine!

Rémy M. Gagnon


P.S. Il est complètement inusité, voire douteux, d’inclure une photo des toilettes mais ça vaut la chandelle. Même dans une chronique gastronomique… Black light et graffitis loufoques à la tonne à l’intérieur. L’art urbain à son meilleur. Une étrange sensation de surprise vous prend en y entrant. Effet assuré!

Photo; Rémy M. Gagnon

vendredi 17 avril 2015

C’est la fin de semaine! Qu’est-ce qu’on boit?

Photo; Vins de Bordeaux


Certains le savent, j’ai l’habitude de mettre comme titre d’une chronique «C’est vendredi! Qu’est qu’on boit?». Je dois dire que le beau temps, en ce vendredi, tourne un peu au vinaigre. Alors, ma suggestion parfaite de vin blanc pour enjoliver un des premiers temps passés sur la terrasse chez vous, est bien vaine. À voir demain ou dimanche alors, si Dame Nature nous met dans ses bonnes grâces. Cette semaine, voici trois vins, deux rouges et un blanc, faciles à boire. Des vins de table à prix doux.


Ah oui! Pourquoi vin de table?

Qu’est-ce qu’on entend par vins de table? Ce sont tout simplement des vins abordables, (préférablement bons!) n’exigeant ni tambour ni trompette. Nul besoin de sortir la carafe. On laisse de côté les cérémonies et le décorum. Parfois appelé vin de pays en France ou vino da tavola en Italie, le vin de table n’a pas d’appellation d’origine contrôlée. Une région, peut-être. Des cépages particuliers, certainement. Peut-être aussi, un assemblage de trop de cépages pour l’écrire sur la bouteille. Peu importe. Le but de boire du vin de table réside dans autre chose que la distinction.

On le boit en toute convivialité, avec famille et amis autour d’un gueuleton. Bouchées festives à la main, coupe de vin dans l’autre. On a tout ce qui faut pour profiter du beau temps, assis à faire la vie de pacha, en bonne compagnie, notre corps s’abreuvant des rayons du soleil. Un antidote à cet hiver, une cure des froids passés.


Photo; Resto Communion (Montréal), Montreal.tv


Cette fin de semaine, on verse quoi dans nos coupes?

Pour les friands de rouge, deux bouteilles à l’essai. On boit italien, plus précisément du sicilien, et on boit argentin, du Mendoza. Suivra le blanc.

Sonovino, Nero d’avola et Shiraz, Sicile, Italie, 2013, 13,5% d’alc., 9,95$
Code SAQ; 12525031

Vin rouge d’une robe pourpre plutôt intense, typique de la Sicile. Arômatiquement assez simple; un peu boisé, thym, violette et fruits noirs. Charge tannique relativement intense,  mais tannins souples. Il s’agit d’un vin sec, se voulant rafraîchissant. Beaucoup de fruité exprimant le soleil sicilien qui mûrit le fruit à point. Bonne intensité. Parfait pour les premières grillades de viandes rouges. Bavette de bœuf, brochette d’agneau, steak de bison, planchette de charcuteries. Faites-vous plaisir en groupe!


El Bar, Shiraz et Cabernet-Sauvignon, Maison Zuccardi, Mendoza, Argentine, 2013, 10,30$
Code SAQ; 12284258

Très bon rapport qualité-prix, ce rouge élevé en cuve d’inox se caractérise par ses flaveurs de cacao, de grillé, de torréfié, d’olives noires et de mûres. Boisé et épicé en finale. Tout en fruit, bien équilibré. Très appréciable. Je vous recommande de farcir des champignons portobellos, avec une confiture d’oignons au vin rouge (quelle chance de boire du vin présentement!), pacanes grillées et gratiné au fromage de votre choix. Si possible du 14 Arpents de la fromagerie Médard du Lac-St-Jean. Hop, au BBQ pour cuire le tout. Un délice facile à faire.


Barone Montalto, Pinot Grigio, Sicile, Italie, 12% d’alc., 11,75$

C’est mon préféré des trois, toutes catégories confondues. Un blanc frais, rafraîchissant. Un vin de soleil, un vin de joie, un vin de terrasse. Un peu d’agrumes dans la trame gustative. On l’accompagne d’une salade de crevettes, mangue et avocat ou bien de tartines de saumon fumé. Pourquoi pas? Rien à dire de plus.

Je dois un merci tout spécial à la maison d'importation de vins Élixirs qui a eu la gentillesse de m'envoyer ces vins à déguster. Vous trouverez leurs produits à la SAQ, bien-sûr.


En attendant, les séries!

Par ailleurs, nous serons tous au poste ce soir en bons québécois pour regarder la Sainte-Flanelle disputer une guerre sans merci contre le club de hockey des Sénateurs d’Ottawa. Ça promet. Vous pourrez ainsi apaiser vos gorges douloureuses de vos cris passionnés pour nos Glorieux qui feront tout pour écraser Ottawa en buvant demain une de mes suggestions. Vous m’en donnerez des nouvelles.

Cheers,


Rémy M. Gagnon

mercredi 1 avril 2015

Ça sent bon dans La Grange!

Griffintown, Montréal, cuisine bistro, cave à vin de choix


Photos; Rémy M. Gagnon
Cette semaine, je serai concis. Je veux simplement partager avec toi une expérience gastronomique plus qu’appréciable que j’ai eu la chance de vivre dans Griffintown, le nouveau quartier branché à l’ouest du Vieux Montréal. Les grands noms de la gastronomie ne manquent pas sur Mc Gill où se situe le restaurant dont je vais vous parler; Graziella comme voisin, Holder, Hambar et Mercuri à deux coins de rue et j’en oublie. La crème! Mon titre loufoque de chronique n’a pas sa raison d’être pour rien… Ça sentait bon dans le resto La Grange! 

L’Ambiance et le style

Un image vaut mille mots, n’est-ce pas? J’ai tout de suite raffolé du décor en bois de grange avec les têtes de gibier sur les murs, le comptoir central avec ses tabourets de comptoir en faux cuir de vache. Rustique-urbain-chic. Plutôt inusité. Le resto se trouve à être aménagé sur le long et joue d’ailleurs sur les hauteurs. Bien que ma copine et moi sommes arrivés un peu avant la fermeture pour une aventure gastronomique récompensant la longue journée de travail, les clients qui partaient semblaient égayés, réjouis. Cela laissant une bonne idée de l’atmosphère qui devait y régner dans la soirée. Même pour un mardi soir. Pas trop festif, allègre. Parfait pour un 5 à 7 qui finit tard. Très chaleureux.



Les plats


Ici, le menu donne une dizaine d’entrées et autant de plats principaux. Nous avons opté pour les entrées en formule tapas. Des plats pas trop compliqués, variés. Souvent des classiques revisités. La poutine d’haricots verts, sauce mayo et oignons à peines caramélisés consistent en un bon début. Simple, mais efficace. La texture est intéressante. Le serveur nous apporte un sandwich au pain brioché croustillant au poivron rouge et légumes grillés, bresaola et formage raclette accompagné de soupe à la tomate fumée. Savoureux et charmant. Belle harmonie entre le fumé et le grillé. Contraste entre les légumes tendres et le pain au jalapeño croustillant. Au tour de la poutine au foie gras poêlé et ris de veau et sauce aux cèpes. La sauce étant délicieuse, j’aurais aimé un peu plus de pommes de terre et le morceau de foie gras était trop sec, trop cuit. Dans l’assiette, belle harmonie au niveau esthétique. Quant à elle, la soupe à l’oignon au brandy et cheddar fort m’a plu. Le bouillon envoûtait par son goût riche et réconfortant avec les arômes du brandy pour finir le portrait. Ensuite, notre appétit s’est fait claquer la porte au nez. Nous avons voulu commander un autre plat, seulement la cuisine était fermée vu l’heure tardive à laquelle nous sommes arrivés en ce jour de semaine. Ce sera pour une prochaine fois!


La carte des vins

Les amateurs de vin de tout acabit n’ont qu’à se tenir. La carte des vins du resto impressionne par son choix de vins en importation privée et réguliers de la SAQ. La liste est bien ficelée, y retrouvant des trésors de la France, de l’Italie et de quelques autres pays. Bulles, blancs, rouges. Il y a une myriade de terroirs vinicoles. On y offre des cocktails signature ne laissant pas en plan ceux qui préfèrent les délices de la mixologie.

Le service

Une partie considérable de l’expérience consiste, pour moi, dans le service. On se plaît dans un resto au service impeccable et quand ce n’est pas le cas, ça nuit vraiment. Que ce soit dans l’attention portée, la qualité, la rapidité, le détail, l’écoute, etc. Pas besoin de faire un dessin. Sur ce point, on sent que notre serveur est passionné, on le sent dans son travail. A1.

On y retourne? Certainement. Avec des amis pour un vibe plus festif. Le prix? Environ 80$  pour deux avec service et taxes, alcool exclu.
 
Je vous reviens très bientôt avec trois suggestions de vin.

Bonne semaine!

Rémy M. Gagnon


jeudi 12 mars 2015

L’érable; gastronomie et plaisir

Photo : Érablière, Tourisme Trois-Rivières


Il y a un je-ne-sais-quoi dans l’air. Le gazouillis des oiseaux commence et la chaleur se dévoile peu à peu. C’est à tout le moins un début. Ce qu’il y a dans l’air semble aussi être la part des anges, telle la vapeur de la distillation du scotch s’envolant dans le ciel de l’Écosse. Les anges écossais s’enivrent de la vapeur des éthers, les nôtres se délectent de celle des érablières au printemps. Nos corps et nos esprits engourdis par la sédentarité dégèlent au rythme de la nature. La fièvre printanière  monte en nous comme la sève coulant dans les arbres, lentement. L’eau d’érable coulera en abondance dit-on. L’hiver a été rude et les acériculteurs semblent optimistes. Le bouillonnement dans les cuves des érablières nous appellent comme une ode à la joie et au temps doux. À la gourmandise aussi. Je répondrai à l’appel de multiples façons.

De plus en plus, l’identité culinaire québécoise balance entre modernité et tradition. J’ai abordé ce sujet au mois de décembre dans une chronique portant sur un Noël. Dans la même suite d’idées, je trouve deux aspects de la cabane à sucre intéressants. Ce qui se place comme étant une tendance urbaine actuelle, la cabane à sucre gastronomique se développe, surtout à Montréal. Il y a que la perspective d’un tel repas traditionnel, mais de façon plus travaillée et avec plus de finesse, donne du renouveau à l’expérience vécue. Surtout en considérant la plus courte distance à parcourir pour manger un des repas les plus appréciés de la saison. La cabane à sucre du Vieux-Port de Montréal au Scena demeure un incontournable au rythme du violon et d'un dj. Laurent Godbout, chef-propriétaire de Chez l’Épicier sera le chef attitré. Ce grand chef montréalais fût le premier québécois à participer aux olympiades de la cuisine cette année au Bocuse d’Or, à Lyon, en représentant le Canada. Il s’agit de la plus haute compétition culinaire au monde, exigeant des mois de préparation.

Certains chanceux iront à la cabane à sucre Au Pied de Cochon. Celle-ci  ne se trouve pas en ville, plutôt en campagne. Très gastronomique et avec un menu de classiques revisités avec des produits nobles tels que le foie gras.

Photo : Martin Picard, chef de la cabane à sucre Au Pied de Cochon, source Télé Québec


Il y a aussi l’option de la cabane à sucre traditionnelle. Aller en nature, déguster un repas plus rustique à l’établissement de votre choix. Entre amis et en famille, c’est vraiment agréable. Il y a l’ambiance aussi. Ceux qui veulent l’ultime expérience et un dépaysement, il y a le Festival beauceron de l’érable. Situé surtout à Saint-Georges, du 22 au 29 mars, la Beauce vous convie dans ses splendeurs rurales afin de festoyer autour de notre produit national. C’est avec fierté que la Beauce peut se targuer de produire des gammes variées de l’érable de haute qualité. Théâtre, amuseurs publics, spectacles de musique, animaux et bien plus seront au rendez-vous.

Ma collaboration avec Le Bièrologue continue depuis ma chronique de novembre. C’est dans cette boutique d’épicerie fine et de microbrasserie que j’avais fait une entrevue sur l’endroit, la bière et le terroir. Ce mois-ci, je suis allé voir ce que le monde brassicole avait à offrir avec ses brassins au sirop d’érable. David, le propriétaire, m’explique que la bière n’est pas elle-même brassée avec le nectar sucré de l’érable. Il s’agit plutôt d’un style, par exemple une double, auquel du sirop a été ajouté. Ça donne du cachet à certains produits, selon leur méthode de brassage. David suggère des sucreries de l’érable, des vinaigres du même produit et trois bières de choix. Les voici.

  •  La british à l’érable, À la Fût, Coop de travail de St-Tite, bière brune aux noix à l’érable
  •  Tord-vis, les brasseurs RJ, bière forte à l’érable sur lies
  •  La Suzanne Marceau, Microbrasserie de l’Île d’Orléans, ambrée au sirop d’érable de l’Île


Il y a de fortes chances que vous puissiez les trouver à votre boutique de microbrasserie préférée. 

Sélection de bières chez Le Bièrologue, photo de Rémy M. Gagnon


Pour leur part, Première Moisson ont lancé une ligne de produits autour de l’érable. La boulangerie nous offre un chausson géant de pâte viennoise au cœur rempli de crémeux à l’érable, parsemé de pépites d’érable et de pacanes. La pâtisserie nous délecte avec ses croissants fourrés à la crème et sirop d’érable, trempés dans la même sucrerie. Décadent. On y trouve de plus les dômes chocolatés et les tartes, des financiers, toujours à la même saveur. J’ai su que le producteur du sirop utilisé chez votre succursale Première Moisson la plus proche se trouve à être le maître-charcutier de la maison, Jean-Marie Esnault. Son érablière, située à Saint-Joachim-de-Shefford, se nomme Légende de Nokomis, telle la merveilleuse histoire amérindienne du même nom. La charcuterie qu’il a créé aux saveurs sucrées-salées se compose de porc, de pacanes et d’une mousseline de porc à l’érable. Ça promet.

Photo: Première Moisson


Voilà plusieurs manières de profiter du temps des sucres en temps différents. Je me réjouis d’avance du plaisir que je connaîtrai à profiter de la saison du renouveau. Les balades dans l’air se réchauffant vivifient. Particulièrement celles faites à la campagne lors d’une visite à une cabane à sucre, le ventre excessivement plein et l’esprit léger. Le parfum de boisés en dégel offre une perspective intéressante de l’expérience, surtout quand on est bien accompagné. Le parfait bonheur!

Rémy M. Gagnon

mercredi 11 février 2015

Bonne bouffe, bon genre

Cuisine bistro, inspiration française et italienne, ingrédients locaux



Enfin j’y suis. Je m’étais ennuyé de vous écrire, chers amis. Ne publiant qu’aux trois semaines environ et armé de patience, le flot de mes idées se retient dans un barrage d’où ressortent qu’au compte-gouttes mes chroniques. Quelle aventure nous partageons ensemble!

Nous sommes dans un endroit pas comme les autres, deux fois plutôt qu’une. Deux visites, deux occasions. À la fois vieillot, parfois éclectique et surtout industriel, le restaurant dont il sera ici question nous transporte dans un univers accueillant et chaleureux. Le lobby, avec ses divans antiques et funky (il faut les voir pour comprendre), ses bocaux de marinades longeant les fenêtres, ses lampes auxquelles les fils pendent et même ses cordes à linge confèrent une impression presque saugrenue des lieux, rien de cliché. Surprenant. Le bar attenant au lobby invite à l’apéro. Plusieurs spécialités s’y trouvent… importations privées. Le staff chaleureux propose, nous suivons.

Vous dites «c’est où ça coudonc?» C’est Chez Bouffe, camarades. Dans HoMa, dans l’est de Montréal. Chez Bouffe, anciennement, ça s’appelait La Bécane rouge, juste au cas où vous connaissiez.

Février des cassés, disent-ils. Il s’agit de leur formule après Fêtes. En tout cas, allez-y car avec 15$ pour le menu trois services ou pour le deux pour un sur les tartares, carpaccios et autres fins mets. Vous pourrez vous garrocher sur les vins nature, biologiques, en biodynamie, tous d’importation privée. Bien-sûr, si vos poches ne sont pas trop trouées. La carte des vins et alcools n’est pas trop longue, mais bien diversifiée.




Au brunch

Ce que j’apprécie parfois d’un resto, c’est l’offre d’un brunch. Assez plaisant de faire changement de vos habitudes casanières ou des greasy spoons connus. La salade de canard confit croustillant avec œuf mollet de canard goûtait le paradis. Par contre, on ne peut pas en dire autant sur les portobellos, padano et prosciutto servis sur toast. Bon, mais banal. Le prix de 15$ ne s’applique pas au brunch, il faut le noter.

Au souper

Le chef britannique Paul Robert vous convie dans son univers intimiste à travers son habileté à servir des plats où les goûts sont au rendez-vous dans une combinaison relativement simple de produits de qualité. Les saveurs se présentent comme délicates et bien balancées. Ce qui amuse le palais ne se constate pas dans les techniques compliquées. Ce qui fait la différence réside dans les combinaisons; les calmars frits (habituel) servis sur une purée de panais, surprenant quand on compare cela à la traditionnelle mayo au machin-truc! Le tartare de saumon est bien balancé en acidité, tout en fraîcheur. Notre serveur, très professionnel, nous annonce la suite logique. J’y vais pour l’omble de l’arctique, sauce vierge. Encore là, tout y est. La présentation, impeccable. Au dessert, je reçois des beignets (chis chis) à la sauce sucré et épicée. De ce côté, pas mauvais malgré un manque d’éclat. Rien d’épatant. Dans l’ensemble, j’ai vécu une expérience très sympathique. Par ici pour le menu.



Verdict? Dans un ensemble comprenant l’ambiance cordiale, le niveau de bruit modéré, l’offre de la carte des alcools, les menus brunch et régulier, la visite en vaut la chandelle, surtout avec une pareille brochette de prix. On avale plus facilement une facture moins salée, particulièrement quand c’est délicieux.


Je vous propose...

Je vous propose de jeter un coup d’œil à l’horaire des pièces de théâtre présentées au  Théâtre Denise-Pelletier, son voisin d’en face. Soirée réussie. Garanti. Mieux vaut réserver vos places au resto et pourquoi pas aussi le théâtre. Voici les coordonnées de Chez Bouffe et la programmation du théâtre.

Je reviens avec une chronique nouvelle formule (pas de resto) en début mars, juste à temps pour les temps des sucres. Je vous ferai des suggestions tout érable. Miam!

Bon février des cassés!


Rémy

mercredi 4 février 2015

Venez voir, j'ai fait peau neuve!

Bonjour comparses foodies,

As-tu remarqué quelque-chose ici? Si ce n'est pas ta première visite, sûrement que ça t'a sauté aux yeux; j'ai fait une cure beauté à Chroniques gourmandes Montréal! Après cueillette de commentaires constructifs, j'ai décidé de changer le style du blog, mais aussi de le rendre plus convivial.

Puisque ça me fait une joie fabuleuse de voir le lectorat grandir, j'ai pensé vous remercier en améliorant ce qui suit:

- Fond de texte blanc avec caractères noirs pour faciliter la lecture
- Nouveau design
- Ajustement de la largeur de ligne de texte pour optimiser le confort lors de la lecture.

Bref. Si tu as des commentaires, ici, c'est ton espace gourmand. N'hésites pas surtout!

Je publierai la semaine prochaine une chronique resto. De plus, je vous tiendrez au courant d'une nouvelle collaboration avec le site Tourismexpress (la relève) qui publiera certaines chroniques. Ils ont des articles et événements hyper intéressants sur le tourisme, l'hôtellerie et la restauration. Le tout publié par la relève du domaine. 

À la semaine prochaine,

Rémy


mardi 13 janvier 2015

YUUKAI, Mile End, Montréal

Sushi et mets japonais, apportez votre vin :)



Bonne année! Je vous souhaite du bonheur, de la santé, de belles découvertes gastronomiques (donc de lectures sur Chroniques gourmandes Montréal hé hé!) et bien-sûr du plaisir malgré le fait que nous sommes deux semaines passées le premier janvier. J’ose croire que la période des Fêtes fût remplie de réjouissances en famille et avec les amis. Je suis des plus heureux de commencer 2015 avec vous, les dernières festivités ont attisé le feu de la passion gastronomique. Je dirais même que j’ai mis de l’huile sur le feu! Les repas bien arrosés et les multiples lectures m’ont donné envie pousser la barre plus haute et de vous dégoter des sujets super intéressants, du concret au plus conceptuel. Du resto au terroir. Du panier de produits aux mets régionaux.

Je ne sais pas pour vous, mais les quelques livres prises aux Fêtes doivent partir. Je vais aller au gym, je m’inscris la semaine prochaine. Un classique! Je mangerai de plus en plus de poisson et de végé en 2015. Pour la santé, pour le budget, pour l’environnement, etc. J’en avais déjà parlé.

Manger plus léger, donc des aliments moins gras et à contenance de bonnes calories,  s’avère une option valable pour faire des choix santé. Je sors ça tout droit du guide alimentaire canadien me dites-vous? Presque.

Disons que vous voulez aller au resto pour du gastronomique, mais que seule la pensée d’un steak de brontosaure sauce au foie gras vous fait éclater le foie, je crois que ma réponse à votre envie de bonne chère est… sushi! J’ai visité l’automne dernier un resto où la finesse des plats côtoie une certaine élégance dans la salle à manger. Le Yuukai.

Retournons à cette soirée d’automne.

Nous arrivons dans le Mile End après avoir facilement trouvé un stationnement, détail appréciable la fin de semaine à Montréal. L’entrée du resto ne semble pas des plus distingués de l’extérieur. Cependant, ne nous arrêtons pas à l’enveloppe. D’ailleurs notre idée change vite en constatant que l’aménagement intérieur du Yuukai compte une salle ouverte et une autre plus discrète. Nous rejoignons nos convives et, salutations faites, constatons que le resto n’offre pas que des sushis au menu. Y figurent notamment la salade que pieuvre grillée, salades, fritures de fruits de mer et autres bouchées n’ayant rien de déconcertant. Néanmoins, la mise en assiette se trouve soignée, bien gourmande. Les textures sont exquises, le goût fin. Nous partageons les entrées et y allons allègrement. L’ambiance se ressent décontractée. D’ailleurs, le service est efficace et professionnel. La convivialité se trouve à son pinacle.

Le fait d’apporter son vin permet deux options. Un, économiser sur la facture. Deux, se permettre davantage de plats variés.



Le festin se continue avec un choix de sushis présentés de façon impeccable, avec finesse. Je souligne ce point car l’art de confectionner les sushis requiert du doigté et de l’expérience qu’un chef doit posséder pour ce genre de cuisine. Tout à fait le cas ici. Par ailleurs, la fraîcheur demeure indispensable ainsi que la qualité des ingrédients. Je n’élaborerai pas trop sur ces sujets assez élémentaires, je vous suggère plutôt d’essayer le Yuukai. 

En gros, c’est l’excellence pour un prix plus que raisonnable. Une fourchette de prix de 50 à 70$ pour deux personnes, avant pourboire.


5658 Ave du Parc
Montréal
H2V 4H1

Une idée plus extravagante? Shô-Dan.

Votre alternative sur la Rive-Sud? Le Uni sushi sur Taschereau à Brossard.

À l’avenir, je publierai aux trois semaines afin de vous laisser le temps de lire et moi de faire la meilleure des recherches pour de nouvelles chroniques.

On se retrouve début février pour du nouveau. Vous pouvez vous garder au courant avec la page Facebook du blog, Chroniques gourmandes Montréal.

Amicalement,


Rémy